Je suis allé à un spectacle politique et heureusement que c'était retransmis sur écran géant car un cameraman m'empêchait de voir ce qu'il fallait regarder (et écouter)
À l'instar de Dric, je vais faire, moi aussi, dans l'exactitude. Bien évidemment, habituellement, tout ce que je raconte ici est absolument vrai. Mais cette fois ci, c'est du vrai de vrai, j'invente rien.
Venons en au fait : mon deputé, monsieur Deniaud a fait distribuer un quatres-pages moche pour vanter son action sur sa circonscription. C'est nul, bien évidemment, vous devez avoir la même chose. Mais monsieur Deniaud, c'est vraiment quelqu'un, en effet, j'ai appris qu'il avait « appuyé auprès de Renaud Dutreil, Ministre des P.M.E., du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales la demande de reprise d’une boulangerie. » À savoir, celle de la commune de La Ferrière-Bochard. Six cent habitants environ. Je n'invente rien : c'est dit là.
M'enfin quand même. J'ignorais totalement l'importance stratégique de cette boulangerie. Si ça se trouve, le ministre a travaillé sur ce dossier avec une dizaine de haut-fonctionnaires pendant plusieurs jours. Il a passé des nuits blanches, à s'arracher les cheveux pour trouver une solution pour la boulangerie de la Ferrière-Bochard. Pour ceux que ça intéresse, la boulangerie en question est situé à l'intersection des routes départementales 1 et 521 de l'Orne.
J'ai pas beaucoup suivi l'actualité parlementaire ces derniers jours, mais si ça trouve, aux questions au gouvernement, il y avait un truc du genre :
- « La parole est à monsieur Deniaud, pour une question sur la sortie du pétrin en milieu rural
- Monsieur le président, monsieur le premier ministre, monsieur le ministre des P.M.E., du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales, mesdames et messieurs les Députés, [en gros, il fait toutes ses salutions de l'année en une fois, donc j'ai gardé que les quatre premières] je serais bref. Je voudrais attirer votre attention sur le problème récurant dans nos campagnes de la reprise des boulangeries. Car la situation que nous ont laissé nos amis de l'opposition est absolument ingérable...
- Houh houh houh
- Laissez le parler s'il vous plaît
- Oui, totalement ingérable et d'ailleurs... »
Là, je coupe, parce que y'en a marre, mais en gros, après dix minutes de discours, un ministre a pris la parole pour dire qu'il était justement en train de travailler sur un loi pour favoriser la reprise des boulangerie en créant un fond d'intervention dont le champs d'action serait délimité par une commission nommé après validation par le C. H. T. O. U. L. (ne me demandez pas ce que c'est). La gestion du fond serait assurée par un organisme créé justement pour l'occasion. Le tout financé par une taxe sur la farine mise sur pain après la cuisson et qu'on retrouve sur nos vêtement. Ceci étant d'ailleurs à mon avis une conspiration des boulangers et des lessiviers.
Toujours est il que je ne voterais pas pour monsieur Deniaud. Néanmoins, je garde son adresse dans un coin, il pourra peut être faire office de relais à l'Assemblée Nationale pour le C. H. O. C. A. P. I. C...
Venons en au fait : mon deputé, monsieur Deniaud a fait distribuer un quatres-pages moche pour vanter son action sur sa circonscription. C'est nul, bien évidemment, vous devez avoir la même chose. Mais monsieur Deniaud, c'est vraiment quelqu'un, en effet, j'ai appris qu'il avait « appuyé auprès de Renaud Dutreil, Ministre des P.M.E., du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales la demande de reprise d’une boulangerie. » À savoir, celle de la commune de La Ferrière-Bochard. Six cent habitants environ. Je n'invente rien : c'est dit là.
M'enfin quand même. J'ignorais totalement l'importance stratégique de cette boulangerie. Si ça se trouve, le ministre a travaillé sur ce dossier avec une dizaine de haut-fonctionnaires pendant plusieurs jours. Il a passé des nuits blanches, à s'arracher les cheveux pour trouver une solution pour la boulangerie de la Ferrière-Bochard. Pour ceux que ça intéresse, la boulangerie en question est situé à l'intersection des routes départementales 1 et 521 de l'Orne.
J'ai pas beaucoup suivi l'actualité parlementaire ces derniers jours, mais si ça trouve, aux questions au gouvernement, il y avait un truc du genre :
- « La parole est à monsieur Deniaud, pour une question sur la sortie du pétrin en milieu rural
- Monsieur le président, monsieur le premier ministre, monsieur le ministre des P.M.E., du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales, mesdames et messieurs les Députés, [en gros, il fait toutes ses salutions de l'année en une fois, donc j'ai gardé que les quatre premières] je serais bref. Je voudrais attirer votre attention sur le problème récurant dans nos campagnes de la reprise des boulangeries. Car la situation que nous ont laissé nos amis de l'opposition est absolument ingérable...
- Houh houh houh
- Laissez le parler s'il vous plaît
- Oui, totalement ingérable et d'ailleurs... »
Là, je coupe, parce que y'en a marre, mais en gros, après dix minutes de discours, un ministre a pris la parole pour dire qu'il était justement en train de travailler sur un loi pour favoriser la reprise des boulangerie en créant un fond d'intervention dont le champs d'action serait délimité par une commission nommé après validation par le C. H. T. O. U. L. (ne me demandez pas ce que c'est). La gestion du fond serait assurée par un organisme créé justement pour l'occasion. Le tout financé par une taxe sur la farine mise sur pain après la cuisson et qu'on retrouve sur nos vêtement. Ceci étant d'ailleurs à mon avis une conspiration des boulangers et des lessiviers.
Toujours est il que je ne voterais pas pour monsieur Deniaud. Néanmoins, je garde son adresse dans un coin, il pourra peut être faire office de relais à l'Assemblée Nationale pour le C. H. O. C. A. P. I. C...
Publié le 16/04/2007 à 20:52 - Lien permanent
Commentaires
1
16 avr. 2007
22:27 par Pitijibé Premier
M. Deniaud : - Et vous, messieurs les socialistes, qu'avez-vous fait lors de la dernière législature pour la boulangerie de La Ferrière Bochard ?
(murmures dans l'assemblée)
M. Le président de séance : Messieurs, s'il vous plaît !
M. Deniaud : Oui, je vous le demande ! Non mais je vous le demande !
M. le député de la 3e circonscription du Pas-de-Calais : Vendu !
(agitation, cris de cochons)
M. Deniaud : Voilà, Monsieur le premier ministre ministre, Monsieur le ministre, voilà à quoi nous a mené l'incurie de la gauche : à la gabegie de l'Etat et à la dilapidation de la boulangerie de la Ferrière Bochard !
(plusieurs députés de l'opposition jettent des tomates au député de l'Orne)
Le président de séance : Messieurs, s'il vous plaît !
(Le député du Tarn réplique avec un pruneau qui atteint le député de la Creuse à la tempe)
(S'ensuit une rixte généralisée. Un huissier est villipendé.)
Le président de séance : La séance est suspendue.
...
J'adore les après-midi à l'Assemblée !!!
2
17 avr. 2007
21:19 par Atchoumation
Eh, c'est pas la boulangerie qui se fait dévaliser trois fois par an à la Ferrière ?
3
18 avr. 2007
10:05 par Dric
De toute façon leur pain est pas top selon une étude de 2005 sur la qualité du pain dans les petites bourgades.