C'est bientôt l'été : ma voisine a mis des géraniums à ses fenêtres dans des jardinières en plastique orange...
En ces temps où trouver un sujet de billet se révèle être aussi difficile que de retrouver ma carte d'électeur, il est temps d'aborder un thème important et qui va vous intéresser, j'en suis sûr.
Le soir venu, quand il fait vraiment tard (c'est à dire lorsque commence le deuxième épisode d'Urgences) on sent qu'il n'y a plus qu'une chose à faire : se coucher dans son lit, sous une grosse couette. Seul une poignée de fêtards incapables de préparer la France d'aprés* va s'encanailler dans les tréfonds de notre pourtant si beau pays, au mépris de ce que la sagesse recommande.
Je considère que mes lecteurs sont des gens respectables, et qu'ils n'ont jamais écouté Macha Béranger.
Donc, il ne vous reste plus qu'à vous endormir.
Des dois, ça vient tout seul, d'autres fois, pas... Je vais parler de ce second cas.
La solution alors la plus communément admise est de compter des moutons sautant une barrière. On croit comme ça que compter les moutons, ça va nous permettre de nous endormir. Si, on a un tant soit peu le courage de la reflexion scientifique, on se rend compte que ce n'est pas possible. Mais on tente quand même.
Comme je viens péniblement de vous le faire comprendre (vous êtes long à comprendre, j'y peux rien), c'est totalement idiot.
D'ABORD, avez-vous déjà vu une seule fois (dans la vrai vie, hein !), ne serais-ce qu'une seule fois, un mouton sautant une barrière ? Ça n'est jamais arrivé, ça n'arrive jamais, ça n'arrivera jamais ! Non ! Otez-vous cette image de la tête, elle a été sournoisement insufflée à votre cerveau par les médias, qui veulent nous cacher la vérité (à savoir : le tofu donne le cancer, le glutac est un explosif, un rhinocéros est plus balèze qu'un éléphant et un hippopotame réunis, la bataille de Marignan a eu lieu en 1516, les journaux sont écrits quinze jours à l'avance, et d'autres trucs, mais j'ai oublié).
ENSUITE, si compter les moutons permettait de s'endormir, ça se saurait ! Si vraiment vous voulez compter quelque chose, compter donc les étoiles, ça fera avancer la science !
Sur ce, je vais me coucher...
* = au fait, pour ceux qui n'aurait pas suivi, la France d'après, c'est depuis peu la France de maintenant, il serait donc grand temps de s'y mettre. Oui, je sais c'est encore des trucs d'intellectuelles, mais vous voteriez correctement, on ne serait pas dans un tel capharnaüm temporel.
Le soir venu, quand il fait vraiment tard (c'est à dire lorsque commence le deuxième épisode d'Urgences) on sent qu'il n'y a plus qu'une chose à faire : se coucher dans son lit, sous une grosse couette. Seul une poignée de fêtards incapables de préparer la France d'aprés* va s'encanailler dans les tréfonds de notre pourtant si beau pays, au mépris de ce que la sagesse recommande.
Je considère que mes lecteurs sont des gens respectables, et qu'ils n'ont jamais écouté Macha Béranger.
Donc, il ne vous reste plus qu'à vous endormir.
Des dois, ça vient tout seul, d'autres fois, pas... Je vais parler de ce second cas.
La solution alors la plus communément admise est de compter des moutons sautant une barrière. On croit comme ça que compter les moutons, ça va nous permettre de nous endormir. Si, on a un tant soit peu le courage de la reflexion scientifique, on se rend compte que ce n'est pas possible. Mais on tente quand même.
Comme je viens péniblement de vous le faire comprendre (vous êtes long à comprendre, j'y peux rien), c'est totalement idiot.
D'ABORD, avez-vous déjà vu une seule fois (dans la vrai vie, hein !), ne serais-ce qu'une seule fois, un mouton sautant une barrière ? Ça n'est jamais arrivé, ça n'arrive jamais, ça n'arrivera jamais ! Non ! Otez-vous cette image de la tête, elle a été sournoisement insufflée à votre cerveau par les médias, qui veulent nous cacher la vérité (à savoir : le tofu donne le cancer, le glutac est un explosif, un rhinocéros est plus balèze qu'un éléphant et un hippopotame réunis, la bataille de Marignan a eu lieu en 1516, les journaux sont écrits quinze jours à l'avance, et d'autres trucs, mais j'ai oublié).
ENSUITE, si compter les moutons permettait de s'endormir, ça se saurait ! Si vraiment vous voulez compter quelque chose, compter donc les étoiles, ça fera avancer la science !
Sur ce, je vais me coucher...
* = au fait, pour ceux qui n'aurait pas suivi, la France d'après, c'est depuis peu la France de maintenant, il serait donc grand temps de s'y mettre. Oui, je sais c'est encore des trucs d'intellectuelles, mais vous voteriez correctement, on ne serait pas dans un tel capharnaüm temporel.
Publié le 12/06/2007 à 21:30 - Lien permanent
Commentaires
1
13 juin 2007
08:40 par Dric
Pas d'accord ! Un éléphant c'est plus balèze qu'un rhinocéros. Et pour l'hippopotame, à mon avis ils se valent.
Ce n'est que mon avis bien sûr, y en a qui pensent que l'hippopotame déchire tout de sa race. La preuve, ils en ont fait une enseigne de resto à viande.
2
13 juin 2007
21:06 par Pitijibé Premier
Il est absolument vrai que les moutons ne sautent pas de barrière. En fait, ils ne sautent pas non plus par dessus les tous petits murets de pierre qu'on voit dans les montagnes. Par contre, il est exact que M. Seguin a sauté sa chèvre. (Pas le Séguin de l'assemblée, celui là a un accent. M. Seguin aussi en a un, mais c'est un accent provençal. Vous m'avez compris - ou pas.)
3
17 juin 2007
14:46 par christine
pour trouver des thèmes d'édito, un seul site : a360.typepad.com/manifsde...
relayé dernièrement par Daniel Mermet dans son émission "Là-bas, ci j'y sui". A +
4
18 juin 2007
17:31 par Atchoumation
Mes moutons ressemblent à Macha Beranger .. du coup, j'ai jamais envie d'en compter plus que trois ..
5
18 juin 2007
19:46 par Dric
Pour ma part mes moutons sont tout à fait règlementaires. Ce qui l'est moins, ce sont les deux bergères courtement vêtues qui font des cochonneries entre elles derrière le buisson. Du coup après j'arrive plus à m'endormir.